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« On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent », écrivait le dramaturge allemand Bertolt Brecht. C’est un peu ce que montre le documentaire de Gilles Balbastre, Fortunes et infortunes des familles du Nord (diffusé sur France 5, le mardi 16 juin 2009 à 20h35). L’insolente richesse de la bourgeoisie industrielle locale, qui pollue l’environnement et encaisse les fonds publics avant de délocaliser, semble ainsi ne pas poser autant de problèmes que les comportements indisciplinés des enfants des ouvriers victimes du chômage et de la précarité. Depuis le début des années 1990, on assiste à un renforcement du contrôle des milieux populaires, auquel Le Monde diplomatique de juin 2009 (en kiosques) consacre une double page. La police, la justice et même – comme ici – l’école doivent désormais juguler les effets les plus visibles de cette décomposition programmée de l’univers ouvrier.
L'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée, samedi 20 juin, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel. Le texte punit d'une amende maximale de 1 500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public".
Ce document, aussi connu sous le nom de "décret anti-cagoule", prévoit une amende de 3 000 euros en cas de récidive. Il ajoute que des exceptions sont prévues, notamment pour les"manifestations conformes aux usages locaux ou lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime".
11 pays européens veulent interdire les cultures OGM
Vendredi, 19 Juin 2009 12:40
Dans une lettreadressée à la Commission européenne,onze pays de l'Union européenne réclament la possibilité d'interdire la culture de semencesgénétiquement modifiées sur leur territoire, rapporte l'AFP ayant obtenu une copie, vendredi 19 juin. L'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas et la Slovénie veulent que cette possibilité soit discutée lors du prochain conseil des ministres de l'Environnement, le 25 juin à Luxembourg.
Le maïs OGM déjà interdit
L'autorisation de la culture OGM est actuellement paralysée par la méfiance de l'opinion publique en raison des incertitudes entourant leurs éventuelles conséquences pour la santé et l'environnement. "Si une demande d'autorisation devait être soumise à un vote au niveau européen, nous aurions un rejet c'est sûr, car la tendance est au refus", indique un responsable de la Commission européenne sous couvert de l'anonymat. Quelques pays, comme l'Allemagne, la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, ont déjà interdit pour la culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto MON810. Partisan de l'autorisation des OGM, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a été désavoué lorsqu'il a tenté d'imposer la culture du MON810. A une écrasante majorité (22 contre 5), les pays de l'UE ont refusé de forcer la Hongrie et l'Autriche à lever leur interdiction de cultiver le maïs génétiquement modifié américain. José Manuel Barroso n'a toutefois pas renoncé et doit revenir à la charge contre la France et la Grèce, a-t-on appris à la Commission.
La Commission réservée sur l'autorisation nationale
Une situation déplorée par les Etats signataires de la lettre qui soutiennent une proposition des Pays-Bas de reconnaître le droit aux Etats membres d'autoriser ou non la culture des OGM. La Commission reste sceptique sur l'idée de nationaliser les autorisations, préférant une législation à l'échelle européenne. Toutefois, elle considère qu'une distinction entre autorisations de culture et decommercialisation doit être étudiée, car elle serait "plus acceptable pour l'opinion publique", explique le directeur général Environnement Karl Falkenberg.
Les bans sont publiés à la mairie du 20e arrondissement de Paris depuis le 6 juin, parmi ceux d'une dizaine d'autres couples. Le mariage aura lieu, mardi 16 juin, devant la maire socialiste de l'arrondissement Frédérique Calendra dans la plus stricte intimité. Julien Coupat et Yldune Lévy sacrifieront ainsi à l'une des plus anciennes institutions bourgeoises tout en faisant un pied de nez à la justice française.
Les deux jeunes gens, mis en examen dans l'affaire de Tarnac, étaient en effet soumis jusque-là à un strict contrôle judiciaire qui les empêchait théoriquement de se rencontrer. Le code civil obligeant le couple marié à la vie commune, ils ont invoqué la loi pour appuyer leur demande de modification de ce contrôle judiciaire. Le juge Thierry Fragnoli, bien conscient du ridicule qu'il y aurait à empêcher leur union, a dû lever définitivement l'interdiction de se rencontrer au couple, dans une ordonnance du 15 juin. Le parquet ne s'y est pas opposé.
Le contrôle judiciaire spécifiait par ailleurs queJulien Coupat ne pouvait se rendre à Paris. Cette interdiction reste valable, mais a été suspendue le temps du mariage. En revanche, Julien Coupat ne peut toujours pas rencontrer les sept autres mis en examen dans cette affaire où il leur est reproché le sabotage de caténaires de la SNCF.
Le régime sarkozyste est un grand ami de la culture. Il restera dans les annales comme l'équivalent du siècle d'Auguste, du siècle de Louis XIV, un âge d'or où florissaient les arts, où les créateurs, protégés par le Prince, donnaient le meilleur d'eux-mêmes. Il suffit d'observer le chef de l'Etat en personne : la République s'est-elle jamais enorgueillie d'un président d'une telle élégance dans ses manières, dans son langage? Dès qu'on l'écoute, on sent le lettré, l'homme de goût, l'ami des arts. D'ailleurs, il a un peu la diction du rappeur, c'est la même délicatesse dans l'approche des problèmes humains, la même appétence pour les montres voyantes et le luxe ostentatoire de nouveau riche.